Chevaleresses c’est l’histoire d’un grand-frère et d’une petite sœur. C’est une histoire de famille, particulière et terriblement banale, celle d’un inceste. A travers elle, le spectacle parle de ce problème de société qui sans cesse se répète et recommence. Et des victimes qui se relèvent pour arriver à redevenir libres.
Le texte de Chevaleresses est un coup de poing salvateur, une œuvre lumineuse, poétique et politique au service d’une libération de la parole, toujours à conquérir. Au-delà de l’inceste, il nous parle d’enfance, de famille, d’imaginaire et de reconstruction, avec une écriture tout en finesse.
L’interprétation de Nolwenn Le Doth est bouleversante de justesse. Elle est accompagnée sur scène par un chœur de femmes, dont les chants ajoutent à la puissance et à la beauté de ce spectacle.
Lorsque les statistiques indiquent qu’un enfant sur dix est victime d’inceste, traiter ce sujet au théâtre semble indispensable si l’on veut participer à faire changer les choses, ouvrir les consciences, libérer la parole.